mardi 24 janvier 2012

Welcome in the south

Après une bonne journée de repos, l’énergie était de retour pour sortir dans le froid. « Rafsta Project », c’est une ligne d’entraînement de Reini. 1h de route, 5 min d’accès, pour 64m de long sur une trentaine de haut. Mais entraînement, bien sûr…
On fait un compromis par rapport au setup testé au parc : Moonwalk, oui, mais backup normal (stat 9mm), sans oublier les 3 jumplines pour contre-tendre les arbres.
Peu de tension implique pas mal d’essais pour moi, et de nombreux catchs qui rappellent aux jambes qu’elles sont là.
Reini s’en sort mieux et hallucine de marcher une ligne comme ça avec 2m de flèche (faites le calcul, on avait la flemme de tirer…).
Il faudra quand même re-tendre un petit peu pour que je puisse traverser ma plus longue highline, Je suis au tapis après mon ultime leashfall sur le retour, mais dans la tête ça fait du bien.
C’est retour au repos, j’en profite pour visiter un peu Graz, et assister au concert aussi superbe que ridicule de Sweet Sweet Moon, après quoi on est prêts pour repartir à l’assaut, avec moins de répit.
Direction Trieste, ou plus précisément Osp, à la frontière entre Slovénie et Italie. Malgré une batterie qui n’aime pas le froid (sans bouger pendant une semaine…) et un marathon dans Graz pour trouver des câbles (auxquels, bien sûr, j’avais pensé avant le départ, mais qui comme tant de choses sont passés à la trappe du « j’ai encore le temps »), on arrive assez tôt pour passer l’après-midi à prendre la température (bien plus agréable que ce à quoi on s’attendait) du caillou slovène. Un peu patiné, mais ça reste majeur. Par contre, ma conti reste mineure…
Une soirée à boire des binches et tenter de parler Südtiroler (combinaison à déconseiller…), mais qui se finit raisonnablement tôt nous permet d’e^tre en (petite) forme pour aller tâter, cette fois, l’air Italien de Napoleonica. Secteur de mouls encore beaucoup plus patiné, au-dessus d’une vieille route interdite à la circulation. Accès à plat, rempli de grimpeurs et de touristes du dimanche (et surtout d’individus hybrides entre ces deux catégories). Vous l’aurez compris, c’est pas le paradis des grimpeurs que nous sommes.
En route vers la "Torre di Babele", pour la première.
Reini OS
Ca tombe bien, on vient pas pour grimper ! Après inspection, le spot repéré sur les photos est effectivement le meilleur. Deux clochetons, de peu plus hauts que la route mais côté « mer » de celle-ci, éloignés d’exactement 50m. Un ruban, une ficelle, du scotch… c’est tout simple ! Maintenant y faut marcher…
Et c’est fait, je m’offre la première de « Torre di Babele », sur une dark blue bien tendue. Encore une superbe ligne, dans une superbe ambiance, qui nous rappelle que ce n’est certainement pas la dernière.
Les carabinieri s’en mêlent quand même, mais pour une fois, ils laissent couler.
On finit au « Viki-Burger », les meilleurs burgers jusqu’à nouvel ordre, et ce à 5min du camping. C’est presque trop facile…



Plus de peine à démarrer le matin quand le spot est à 10min d’accès du camping, et qu’en plus le soleil peine à sortir. On finit quand même par aller s’envoyer plusieurs fois 40m de calcaire magnifiquement sculpté, et étonnamment peu patiné, mais l’énergie est quand même un peu rester sur Babel, et on a besoin d’énergie pour le projet du lendemain, qui va finalement être planifié sur un seul jour.

1h30 de route, avec un départ tôt et efficace, et nous voilà à Vinkuran, près de Pula, au sud de la péninsule istrienne. On a traversé quelques gouttes, et c’est vrai qu’on a pas pensé a regarder la météo pour ici, mais « c’est normal le matin » dit Reini. On monte au spot avec laser et perceuses (oui oui, chacun la sienne), et on perce deux lignes de 31, respectivement 36m. Reini s’occupe de la longue, moi de l’autre. On redescend les 5min de Zustieg pour poser les perceuses et paqueter le reste, et c’est parti pour une double installation efficace. Oui, mais jusqu’à un certain moment. Le vent se lève (et comment !), il commence a pleuvoir fort. Non, grêler, s’il vous plait. Je finis « ma ligne », Reini a un problème et envoie péter : il s’ouvre sa boîte de Bohnen et la mange sur sa chaise Adidas, à l’abri du vent,  mais pas de la grêle. Ca lui done l’énergie qu’il faut pour finir sa ligne, et continuer à croire que « es wird besser ». A regarder d’où vient le vent, et ce qu’il y a là-bas, commence à y croire. Même à vraiment y croire, et je suis mort de rire à l’idée qu’après la session avoir taper sous la grêle, et regardé Reini s’acharner sur ces morceaux de scotch gris, on va slacker au soleil, presque secs. Ah, ah AAHHH ! Le voilà, qui fait du bien. Le temps de se réchauffer les doigts et orteils trempés, d’enfiler le hygge-piece, et de préparer le trépied pour l’unique tentative de photo (au retardateur bien sûr) de notre First Ascent simultanée, à vue s’il vous plait. Une bonne vieille pression, pas le temps de s’attarder sur le chongo je dois partir debout, et c’est dans la boîte !
LA photo du "simultaneous OS FM FA"
C’est pas tout d’avoir réussi la photo, maintenant il faut que ce soit vrai et que les deux allions au bout. Un peu tangent, mais c’est fait ! Le retour ne sera pas simultané, mais à vue pour les deux quand même. Et c’est ainsi que sont nées « Cold Barbecue » et « I survived apocalypse… und andere Hagelgewitter », deux jumelles à 5 mètres et 10 secondes de différence.


Après plusieurs runs sur ces deux lignes, beaucoup plus gazeuses que ce à quoi ont pourrait s’imaginer quand on parle des 35m de hauteur, en plein milieu des murs verticaux de cette vieille carrière, nous sommes de retours au Viki-Burger pour digérer tout ça.
Reini et son ombre, sur "Cold Barbecue"

"Cold Barbecue" OS FM, photo de Reini
Et d'autres images sur ma galerie Picasa:  http://picasaweb.google.com/jejefolly/Vinkuran

2 commentaires:

  1. Pascal VAGAMONDES25 janvier 2012 à 12:15

    Pas évident à suivre mais les images sont juste magnifiques.
    C'est GENIAL...
    Bonne suite, Les deux d'Ependes.

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  2. Hello, superbe image,tu me fais rêvé, bonne route jef le voisin

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