lundi 26 mars 2012

Sainte Victoire... face au repos

La montagne Sinte-Victoire, et le spot au milieu
 Finalement, après une autre superbe journée de grimpe dans le mur de Styx et vers TCF-Jolinouille avec J-C, on se dirige vers la Sainte-Victoire (grâce à Free et son accès internet-GPS illimité en quantité, mais très limité en précision...) pour une glorieuse journée de repos. Demandez à Jeanch ce qu'il en pense.
La Victoire sur le repos, 39m
Pour bien commencer, on se fait les 600m de dénivel en mode léger: corde pour un rappel, friends, sangles, perfo et spits, pour repérer un spot. On trouve la ligne du Prieuré, et on continue vers l'est. Après avoir renoncé à une grosse ligne pas très expo, on trouve LE spot. Rappels bricolés entre lunules et placements, et on utilise tout ce qu'on a pour percer deux lignes... en prenant notre temps, quand même, c'est repos aujourd'hui!


Oui, mais seulement jusqu'à 19h, parce qu'après avoir mangé au parking, on décide de remonter chargés à bloc pour dormir au refuge du Prieuré, et optimiser nos chances de faire les 3 lignes à la journée.
L'entrée au Prieuré


Jean-Charles
Réveil correct, petit déj après les quelques minutes d'approche, et c'est parti pour l'installation. 
La machine se lance gentiment mais surement, et bien qu'elle soit cell qui nous ait pris le plus de temps, la première ligne est installée en très peu de temps. Il est plus facile d'estimer la longueur une fois la ligne tendue (ce qui est un grand mot, car c'était vraiment mou!), et pour ne pas faire d'erreur d'ordre de grandeur, nous dirons 39m. C'est calme extérieurement, mais en grand combat intérieur que je vais m'offrir à vue la première de "La Victoire sur le repos", qui relie les deux extrémités de ce petit cirque, et qui offre une superbe vue sur l'est du pays d'Aix (et sa centrale nucléaire...). Malheureusement trop ardue pour Jeanch, la ligne ne résiste pas longtemps à son envie de tendre sa petite soeur. C'est en vitesse que je vais retourner sur la ligne retendue, avant de détendre et de déplacer un seul ancrage vers l'intérieur du cirque, pour la métamorphose en "Le repos de la Victoire", 25m mais une exposition tout aussi grandiose, et cette fois une joie d'autant plus grande qu'elle est partagée avec celle de Jean-Charles après sa traversée presque à vue.
Jean-Charles, le Repos de la Victoire, 25m
Deux superbes lignes, donc. Mais c'est pas fini! Car celle du Prieuré a l'air tout aussi belle, et la lumière du soir y sera encore mieux. C'est donc toujours dans la même efficacité que l'on démonte, charge, marche, et réinstalle la 3ème ligne en mode "réglés comme des machines" et "je sais ce qu'il fait je fais ce que j'dois faire". C'est très rapide! Et Jean-Charles envoie!
J'ai rarement été aussi tranquille sur une ligne, et la paisibilité du moment me permet de rester serein en pensant au swami, ce qui n'avait jusque là jamais été le cas. Je prend ma sangle qui fit très bien l'affaire, et m'envole pour la traversée la plus calme et la plus belle depuis très longtemps. Pour un premier swami, c'est très très apprécié, et je comprends les récits de ceux qui en avait déjà fait. Je comprends surtout qu'il ne fallait effectivement pas forcer, et que si un jour on est prêt à le faire, ça viendra tout seul et c'est là que c'est très bon. Une découverte donc, qui contredit les préjugés que j'avais sur cette pratique, et qui ne fait qu'embellir un peu plus cette superbe journée de highline!

Jean-Charles se met à l'aise!
La suite est plus douloureuse; que ce soit la descente en mode mullets, la conduite en mode dodo, ou même la journée de repos qui va suivre, ça fait mal partout. Surtout que Jean-Charles n'en avait pas assez, et qu'il a du mettre une petite slack au parking de cette journée de repos... il va d'ailleurs prendre un bon vol à la "Dessin-animé".

Repos = rangement












Mais finalement, notre pote Rémy nous appelle, et il a enfin trouvé une bonne âme qui s'est arrêtée en lisant son panneau "Aix". On se retrouve sans savoir comment dans Aix, on pose les deux dernières pièces du Tétris (Rémy et son sac) dans le camion, et c'est parti direction.......VERDON!!!

mercredi 21 mars 2012

But aux Dentelles, Buoux nous appelle



Malgré mon retour en Suisse, ce lundi matin n'annonce pas la reprise du boulot, des cours, ou d'autre chose de régulier et donc peu motivant. Au contraire, départ vers le sud, et plus précisément les Dentelles de Montmirail. La halte en Isère est courte et efficce, malgré le bordel que mon nouveau copilote Jean Charles vient de tétrisser dans la petite Doblo, ou plutôt le camion, pour nos amis de la France.
Buoux et tous ses secteurs mythiques

Rose des Vents, Rose des Sables
Vincent s'offre cette belle ligne de Buoux
Le Mistral est de plus en plus fort à mesure que l'on s'approche de notre but. Et quel but! Au col du Cayron, il est insoutenable. On part quand même en repérage. Quelques beaux spots (ventilés) comme la brèche annoncée par Cédric, mais ce qui nous avait l'air majeur est beaucoup trop court. On se retrouve à cette brèche avec Vincent de Montpel, et on se motive à traverser vers la chaîne du Clapis pour repérer d'autres spots. Malheureusement pour nous pas vraiment de chemin, et on va jouer aux sangliers pendant quelques heures, sans spot majeur (quoique), mais surtout en réalisant petit à petit que le vent est beaucoup, beaucoup trop fort.
Essai de passer au sud pour la nuit, mais le matin le vent est plus fort que nous, emporte crash-pad, assiettes et cuillères, et nous fait fuir à Buoux pour une superbe journée de grimpe. Pas trop mal comme destination de réserve!? Pour ceriser le gâteau, je m'offre à vue LA voie que je voulais faire ici, La Rose des Sables, 7a majeur et mythique, du sommet duquel va d'ailleurs partir la ligne qui nous occupera demain.
La Rose des Vents, 23m pour un petit 40m de haut, est très, très tendue. Je l'ouvre sans plus d'aisance que ça pour le chongo sur string, et c'est parti pour une bonne journée de slack au soleil, avec comme objectif secondaire de rendre la ligne quelque peu plus molle pour qu'elle soit plus agréable^^
Vincent nous quitte déjà ce soir, et demain point-météo pour décider de la suite...

Jean-Charles


Vincent